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En juin 2012, le conseil des ministres a approuvé deux projets d’arrêté royal (proposés par la ministre du Bien-Être animal, Laurette Onkelinx) afin de prévoir la stérilisation des chats domestiques mais également celle des chats errants. Le but était de contrer la prolifération importante de la race. (NDLR : +6% chaque année). La charge revenait dès lors aux communes de mettre en place un point de contact permettant aux habitants de signaler les chats errants afin de pouvoir les capturer et procéder à l’opération avant de les relâcher.

À Tournai, deux ASBL antoiniennes («Chats sans famille» et les «Chats sauvages») ont été chargées de jouer les relais entre la ville, les habitants mais aussi la vétérinaire. 5 000€ont été débloqués par l’échevin du bien-être animal, Philippe Robert. La responsable de la deuxième ASBL citée explique comment elle fonctionne : « J’ai créé l’association en 1992, lance Micheline Buisine. Dès ce moment, j’ai commencé à recueillir les chats errants afin de les soigner, de les stériliser avant de les laisser repartir. Mais, depuis deux ans, nous recevons des subsides de la Ville pour cette action. L’année passée, nous avons reçu 1 000€ ce qui nous avait permis de stériliser une vingtaine de chats. Nous avons 3 000€ cette année donc on espère tripler les chiffres».

Éviter les euthanasies

Concrètement, la personne qui croise des chats errants pourra prendre contact directement avec l’ASBL : «Nous les prendrons en charge afin de les soigner si nécessaire et de les faire stériliser (ou castrer). Par contre, j’insiste sur le fait qu’il doit s’agir de chats errants. Il faut donc être sûr avant de nous appeler que le félin n’appartient pas à quelqu’un du voisinage, par exemple».

Si dans d’autres villes, les chats ont été euthanasiés après avoir été recueillis, l’Antoinienne veut éviter cette fin dramatique pour la bête : «Je les reprends dans mon refuge où je tiens une infirmerie et j’essaie au maximum de les sauver. Bien sûr, je ne peux pas tous les recueillir. Je travaille également avec le refuge tournaisien Veeweyde, ce qui permet d’en sauver un peu plus. L’année dernière, je n’ai dû me résoudre à l’euthanasie que pour quatre chats et j’espère ne pas en avoir cette année».

En plus d’atténuer la propagation des félidés, la stérilisation (ou castration) permet bien d’autres avantages, aussi bien pour les animaux que les humains. «Un mâle castré ne voudra plus se battre avec les autres, notamment. Cela évite aux gens les miaulements gênants lors d’une bagarre. Il n’urine plus partout pour marquer son territoire. Cela permet de ne plus avoir d’odeur. Un chat stérilisé se déplace beaucoup moins aussi car il ne doit plus bouger lors des périodes de chasse. La femelle a une plus belle vie car elle ne doit plus mettre bas trois fois par an… Il y a d’autres exemples qui prouvent que c’est bénéfique pour tout le monde de stériliser la bête», conclut notre interlocutrice.